Zandvoort, le fichier de la honte

Zandvoort

Note de l’auteur : pour des raisons de respect envers les petites victimes, aucunes photos provenant du fichier ne seront dévoilés sur ce site.

 

Zandvoort est connu pour être une station balnéaire très courue aux Pays-Bas, ainsi qu’un haut lieu du sport mécanique. Malheureusement depuis la fin des années 90, la ville est devenue tristement célèbre suite à une affaire monstrueuse de réseau pédophile qui aurait des ramifications dans plusieurs pays européens. La découverte de CD-Rom contenant des images insoutenables par Marcel Vervloesem en 1998 va plonger les Pays-Bas, la Belgique et la France dans l’émoi, la colère et l’incompréhension. Malgré les preuves détenues par Vervloesem, l’affaire va complètement se tasser et se terminer notamment par des non-lieux. Pire, celui qui a mis à jour cette sordide affaire sera arrêté et emprisonné pour détention d’images pédophiles. Comment a-t-on pu en arriver là ? Qu’est-ce qui se cache derrière cette affaire ? Et surtout pourquoi a-t-on pu enterrer cette affaire ?

Les faits

Suite à une enquête de longue haleine, Marcel Vervloesem activiste anti-pédophile de l’association Morkhoven en Belgique, avait réussi à entrer en contact en 1998 avec un certain Gerrit Ulrich, domicilié à Zandvoort dans les Pays-Bas. Sous la pression et complètement aviné, Ulrich remet un CD-Rom contenant des images  à caractère pédophile. Près de 8500 images ignobles y sont répertoriées. Attouchements, tortures et viols d’enfants voire de bébés. Ulrich sent qu’il s’est fait piéger et décide de prendre la fuite en France puis en Italie, où il se fera assassiné à fin juin 1998. Avant son assassinat, il indique à Vervloesem une cachette où il stocke d’autres CD-Rom. Cependant notre activiste se fait précédé par la justice hollandaise qui met la main sur plus de 100'000 photos et identifie 472 visages d’enfants. Vervloesem lui découvre 20 CD-Rom dans la cachette indiquée contenant près de 100'000 photos. Méfiant Marcel décide de faire des copies de les remettre dans un premier temps à l’association Morkhoven et d’alerter ensuite les autorités judiciaires. Entretemps une chaîne de Télévision hollandaise diffuse un reportage sur le réseau présumé d’après les informations de l’association. Aussitôt, Vervloesem est mis en garde à vue par la justice belge. A sa sortie, il décide de remettre les CD-Rom à la justice devant les journalistes. On parle alors pour la première fois des fichiers de Zandvoort.

Marcel vervloesem opnieuw achter de tralies1

Curieusement, la justice va plus s’intéresser à l’activiste qu’aux fichiers et ne donne pas de suite à cette affaire. Bien au contraire, à la fin de l’été 1998, elle s’intéresse plus à une ancienne affaire de chantage concernant Vervloesem et comble de l’ironie, après la diffusion d’une émission sur la RTBF, des plaintes sont déposés à son encontre pour attouchements et viols, malgré les déclarations de quatre médecins qui attestent l’impossibilité de viols de part l’état de santé de Vervloesem.

En novembre 1998, Gina Bernaer, une autre activiste de l’association Morkhoven décède dans un accident de voiture juste après avoir remis une copie du CD-Rom au CIDE de Lausanne. Etonnement les freins auraient lâchés.

Suite à l’inactivité de la justice, en avril 1999, l’association Morkhoven envoie au procureur général de Belgique ainsi qu’au gouvernement français une copie du CD-Rom. Le cabinet de Jacques Chirac transmet les fichiers au Garde des Sceaux, mais chose incroyable, une année après, Elisabeth Guigou réfute être en possession de ces fichiers. Finalement après l’ouverture d’une enquête et malgré l’identification de 42 enfants par les familles, l’affaire se termine sur un non-lieu en 2002 et est définitivement classée en 2003.

Côté belge, aussi incroyable que cela paraisse, le procureur général affirme en 2008 que les pièces ont disparu du dossier. En 2004, 2006 et 2008, Marcel Vervloesem comparait pour possession et diffusion de matériel pédopornographique, escroquerie et viols. Il sera condamné définitivement en 2008 pour 4 ans de prison ferme, malgré de grosses difficultés de santé (diabète, insuffisance rénale et cancer métastasé). En 2010, le président de l’association Morkhoven indique que toute communication avec Marcel est interdite.

Le combat de Marcel Vervloesem

Marcel Vervloesem est né à Lierre en 1959. On ne connait pas grand-chose sur sa vie, si ce n’est qu’il a vécu une enfance difficile, et a été condamné pour des faits d’agression sur mineur en 1979, puis pour divers chefs d’accusation en 1982, 1984 et 1986. En 1988 il crée l’association à but non lucratif Morkhoven avec des amis et des habitants de la commune du même nom. Ensemble, ils veulent lutter contre les violences infligées aux enfants,  et notamment dans l’hôpital psychiatrique d’Anvers. Ils s’intéressent également sur des disparitions et fugues d’enfants. En 1989 il se focalise particulièrement sur une association d’Anvers nommée l’ASBL Ganumèdes. Il pense que c’est une société paravent qui attire des enfants pour les exploiter ensuite dans des tournages pédo-pornographiques. Par manque de preuves, la justice belge réfute les accusations en 1990, mais elle mettra fin aux agissements de l’association en 1996 suite à des saisies pour impayés. Malgré le non-lieu, Marcel continue d’enquêter sur Ganumède et il met à jour en 1992 une filière d’exploitation d’enfants entre Madère au Portugal et Temse en Belgique. Il semble que les enfants soient recrutés à Madère moyennant rémunération, puis abusés et filmés. Les cassettes sont ensuite envoyées à Temse dans deux bars qui font office de plaques tournantes pour la vente des cassettes. Mais les choses vont même plus loin, car il semble même que certains enfants passent par Temse pour ensuite être envoyés sur un lieu de tournage en Hollande. Marcel Vervloesem tente alors de faire pression sur un des propriétaires de bars, mais la situation se retourne contre lui, et il est poursuivi pour chantage et escroquerie. Il est incarcéré pendant quinze jours et condamné. Mais comme la loi l’autorise, Marcel a eu l’intelligence de feuilleter le dossier d’investigation contre lui dans les murs du tribunal, et il note que la police hollandaise a déposé des photos et vidéos à caractère pédophile, dont une intitulée « Madeira » qui incrimine un citoyen belge nommé Norbert de Rijck. Marcel et l’association Mokhoven savent dorénavant que la justice belge détient des preuves et peut enquêter sur la filière.

Malheureusement il se rend compte que la justice belge n’en fait pas une priorité, loin de là, et face à cette inertie, il photographie un des pédophiles et diffuse publiquement la photo pour que les choses avancent. Cette publication lui permet de faire identifier Robert Van der Naaten, un pédophile hollandais. Il entre en contact avec ce dernier en prenant soin d’attirer avec lui les journalistes de RTBF. Sous la pression Van der Naaten lui remet une copie de la cassette « Madeira » et incrimine ouvertement Norbert de Rijck. En 1997, Marcel Vervloesem remet une copie de la cassette à la justice portugaise devant les caméras, qui lancent des mandats d’arrêts internationaux et permet l’arrestation de plusieurs pédophiles ainsi que l’identification de 340 enfants.

Schadwald

Dans le même temps, l’association Morkhoven et Vervloesem enquêtent sur la disparition d’un enfant allemand Manuel Schadwald. Cette enquête les mène sur la piste de Lothar Glandorf qui apparait aussi sur le dossier « Madeira ». Glandorf dirige un bar « Le Pinocchio » à Berlin qui lui sert de vitrine pour l’exploitation d’enfants et le trafic entre l’Allemagne, la Belgique et la Hollande. Il se fait assister par un certain Robbie Van der Plancken, ancien fugueur et adolescent exploité. Vervloesem décide de faire pression sur Van der Plancken à l’aide de journalistes. Ce dernier le met sur la piste d’un de ces anciens amants, Gerrit Ulrich, qui administre un site à caractère pédophile à Zandvoort. Van der Plancken insiste sur le fait que lorsqu’il a découvert ce que faisait Ulrich, il a cessé tout contact avec lui, car d’après lui, cela allait beaucoup trop loin. En 1998 Vervloesem se rend à Zandvoort et rencontre Ulrich qui lui remet sous la pression un CD-Rom contenant 8500 photos  épouvantables, qui vont jusqu’à la torture d’enfants, viols de bébés et même mise à mort. Les images sont insoutenables.

Pinocchio berlin

Gerrit Ulrich qui se rend compte de son erreur prend la fuite en France puis en Italie, où il se fera assassiner par Robbie Van der Plancken fin juin 1998. Mais juste avant de se faire assassiner, Ulrich, craignant pour sa vie, téléphone à Vervloesem et lui indique une planque dans son appartement, où sont stockés d’autres CD-Rom. En arrivant sur les lieux, il remarque qu’une perquisition à déjà été faite par la police hollandaise. Elle a saisi près de 100'000 photos et chose incroyable, elle a saisi les écrans d’ordinateur, mais pas les boitiers, ni les disques durs. Pire encore la police remet aux héritiers d’Ulrich des CD-Rom avec l’inscription « Musique » sans les consulter. Il s’avère qu’ils sont bourrés d’images pédophiles. Vervloesem, lui, récupère une vingtaine de CD-Rom dans la planque indiquée par Ulrich, que la police bien entendu ne connaissait pas. La Justice hollandaise reconnaît les visages de 472 enfants. Comme la justice avait eu de la peine à s’intéresser à la précédente affaire « Madeira », Vervloesem méfiant, décide de faire des copies des CD-Rom, contacte la presse avant la justice. C’est la chaîne de TV hollandaise Nova qui ouvre les feux en diffusant un reportage sur l’activiste et les fameux fichiers de Zandvoort le 14 juillet 1998. La chaîne indique également les connexions avec d’autres pays européens par le biais du bateau d’Ulrich « Apollon », qui offre à des clients fortunés des forfaits tout compris. Le bateau fait régulièrement des croisières depuis Bordeaux en passant par les Iles Britannique via la Belgique, la Hollande et l’Allemagne. Elle démontre aussi les ramifications du site Apollon qui est consulté depuis de nombreux pays européens, mais également aux Etats-Unis, en Russie et dans des pays sud-américains. Les réactions sont fulgurantes. Le lendemain de la diffusion, la presse internationale débarque chez Vervloesem, mais les autorités belges aussi. Son domicile est perquisitionné et il est mis en détention pour possession de matériel pédopornographique.

Robby van der plancken

Après avoir cru obtenir l’assurance de la justice belge que l’affaire allait être traitée, l’Association Morkhoven décide de remettre aux autorités les CD-Rom récupérés par les héritiers de la famille Ulrich. Pourtant le juge d’Instruction Dufour estime que l’affaire Zandvoort n’a aucune connexion avec l’affaire « Madeira ». Et il ajoute que cette affaire n’est avant tout que de la cybercriminalité. Ce qui parait complètement aberrant alors que l’on voit des pédophiles en action et des scènes terribles qui impliquent des enfants bien réels.

La justice estime qu’il n’y a aucunes preuves de réseau pédophile et tente de classer l’affaire en incarcérant notamment Marcel Vervoloesem pour détention d’images pédopornographiques. La suite, on la connait.

Ramifications en France ?

Serge garde

Lorsque l’affaire des fichiers de Zandvoort surgit en 1998, le journaliste de l’Humanité Serge Garde se trouve justement en Belgique pour enquêter sur l’affaire Dutroux. Alors qu’il mène ses investigations, un contact lui parle de la fameuse affaire Zandvoort et lui donne sur un plateau le fichier papier tiré du CD-Rom que la police hollandaise avait créé auparavant. Il rencontre ensuite les responsables de l’Association Morkhoven ainsi que Marcel Vervloesem, qui lui dévoilent l’ampleur de cette terrible affaire, et notamment l’envoi du CD-Rom à Jacques Chirac. Serge Garde sait donc que les plus hautes instances françaises sont au courant de cette affaire. Pourtant apparemment en France rien ne bouge. Face à cette inertie, Serge Garde publie en février 2000 un article de trois pages concernant l’affaire Zandvoort, qui fait l’effet d’une bombe et qui met dans l’embarras pas mal de monde. Interviewé à ce sujet, la Garde des Sceaux, Elisabeth Guigou, prend le dossier très au sérieux, mais indique qu’on ne peut pas pousser plus les investigations, étant donné que la justice française n’est pas en possession du CD-Rom, qui permettrait de faire des regroupements avec le fichier papier. Ce qui parait très étonnant, vu que l’Association Morkhoven avait envoyé le CD-Rom au Président de la République en 1999. Alors où est ce CD-Rom ? Personne ne le sait ! Ce qu’on sait avec certitude, c’est que le Président a transmis l’objet du délit à la Chancellerie et que celle-ci la transmis plus loin au Parquet pour l’ouverture d’une enquête. Du coup Serge Garde décide de remettre une copie aux autorités pour que la justice puisse enfin faire le nécessaire. En 2001 Serge Garde publie conjointement avec une journaliste du Figaro Laurence Beneux un livre qui dénonce le laxisme des instances judiciaire sur les dossiers de pédophilie.

Livre de la honte

Sur les 472 enfants qui apparaissent sur le fichier, 42 seront reconnus.  Mais comme par hasard, d’après les autorités, soit les parents se trompent, confondent ou il s’agit tout bonnement de sosies…. ! Ca fait quand même beaucoup de gens qui confondent ou qui se trompent…. ! Si bien que l’affaire est classée en non-lieu en 2003. Même son de cloche qu’en Belgique, il n’y a pas de réseau et pas de preuves qu’il s’agisse d’enfants français….. circulez y a rien à voir !

Et pourtant ce qui est terrible, c’est que deux filles qui faisait partie des disparues de l’Yonne ont été aperçues dans le fichier Zandvoort ainsi qu’une autre fille qui apparaissait dans un autre dossier de disparition… ! C’est quand même aberrant qu’on ne puisse pas parler de réseau en France…. !

Pourquoi ce mutisme et cette inertie ?

Plusieurs causes peuvent expliquer ce mutisme et cette inertie. Tout d’abord l’affaire des fichiers de Zandvoort arrive au plus mauvais moment en Belgique. Le pays vient d’être secoué violemment par l’affaire Dutroux qui a mis en émoi la population entière. Derrière le prédateur Dutroux, une autre affaire dans l’affaire est révélée, à savoir un réseau qui aurait des ramifications jusque dans les plus hautes sphères sociales. On suppose que Dutroux était l’exécutant notamment de Michel Nihoul, un notable et homme d’affaire, organisateur de partouze pour des gens de la haute société. Seulement l’affaire prend une tournure étonnante lorsque le juge Connerotte est dessaisi de l’instruction sur des présomptions de partialité en faveur des victimes de Dutroux. Connerotte avait osé lancer des appels à témoin, afin de recueillir le plus d’informations possibles en vue de démanteler un probable réseau. Alors que des langues se déliaient, laissant entrevoir des ramifications importantes, il fut dessaisi de l’affaire sur des présomptions de partialité et sous le prétexte d’un contrat d’assassinat à son encontre. Connerotte a toujours prétendu que ce contrat était bidon et que la garde rapprochée dont il faisait l’objet n’était en fait qu’une démarche pour le surveiller et le pousser à laisser tomber l’affaire. Il est clair que si des notables ou des personnalités importantes étaient mêlées de près ou de loin à l’affaire Dutroux, l’unité de la Belgique aurait été sérieusement mise à mal.

Connerotte

Ce dessaisissement avait fait couler beaucoup d’encre en Belgique et près de 300'000 personnes s’étaient mobilisées pour une marche blanche à Bruxelles. Au final, Marc Dutroux et son entourage avaient été les seuls condamnés et l’idée du réseau abandonnée par la justice.  Quand à Nihoul, il avait écopé de 5 ans de prison pour escroquerie, faux et usage de faux ainsi que de trafic de drogue. Autant dire que la justice et les autorités belges ne souhaitaient pas revivre un tel déballage médiatique.

Nihoul

Une autre cause probable est l’article du journaliste britannique de l’Independant Tim Hulse, qui doutait de la bonne foi  et de la crédibilité de Vervloesem aux vues des ennuis qu’il avait eu auparavant avec la justice. Il pense que Marcel n’est qu’un opportuniste qui voulait se faire de la publicité avec des fichiers copiés sur internet. Il suppose qu’il n’y a pas de réseaux tels que Vervloesem veut bien le faire croire. Certaines photos du fichier semblent datées de plus de 10 ans et qu’il s’agit en fait de pédophiles qui se passent des photos via internet. Il en veut pour preuve les déclarations du journaliste hollandais Marc Helsen, qui avait averti que, selon plusieurs spécialistes de cyberpornographie, les photos ont été à maintes reprises copiées et recopiées sur internet. En un mot, Tim Hulse explique que Marcel est loin d’être un héro….. !!!

Enfin  le travail d’enquête qu’il faudrait déployer pour faire des recherches sur tous les enfants qui apparaissent sur le fichier, sans savoir s’ils sont encore vivants, serait très compliqué et très couteux. Et si ramifications il y a, il faut acquérir les preuves nécessaires pour faire tomber le réseau conjointement avec les polices européennes, ce qui risque d’être un travail long et fastidieux. En fait, on a presque l’impression que la justice ne veut pas d’une autre affaire Dutroux. Comme si elle souhaitait ignorer et fermer ce dossier.

Qu’est devenu Marcel Vervloesem ?

Marcel Vervloesem a été incarcéré à la prison de Turnhout en 2008 pendant 4 ans, où il faut bien l’avouer, il a vécu l’enfer. Entre ses nombreux problèmes de santé, dont les autorités pénitenciers se fichaient pas mal, les cellules partagées avec des détenus complètement à l’ouest et les impossibilités de pouvoir s’exprimer, Marcel Vervloesem a tenu bon. Certains articles parlent même de demande d’euthanasie, tellement l’homme était au bout du rouleau. En 2010 il est libéré provisoirement pour se faire soigner avant d’être à nouveau incarcéré. Il a subi plusieurs opérations et fut libéré en 2011. En 2012, il est à nouveau jugé pour un délit de viols sur son neveu. Mais cette fois-ci, il ne sera pas incarcéré par manque de preuves. Par contre, il aura l’interdiction d’entrer en contact avec des mineurs et les médias. Marcel Vervloesem continue le combat avec son ONG et a permis notamment de retrouver un certain nombre d’enfants apparaissant sur le CD-Rom en Allemagne et en Pologne. Il est beaucoup moins actif sur le terrain, mais continue de communiquer via les réseaux sociaux et notamment Facebook.

Et cette histoire de viol sur son neveu ?

En fait il s’agit d’une pure et simple cabale menée contre lui par son propre demi-frère, pédophile connu, mais protégé par sa fonction dans la politique locale. Cette position lui a permis de soudoyer des marginaux et de les pousser à porter de fausses accusations à l’encontre de Marcel Vervloesem. Naturellement les médias ont relaté purement et simplement ses accusations sans pouvoir entendre l’accusé, puisqu’il avait l’interdiction de contacter la presse à l’époque. Une belle action bétonnée pour tenter de le discréditer…. !

Epilogue

Malheureusement dans cette affaire, Marcel Vervloesem est arrivé au mauvais moment et au mauvais endroit avec son dossier. Le spectre d’une nouvelle affaire Dutroux avec des ramifications au sein de l’establishment belge n’était vraiment pas bienvenu deux ans après. Même si les preuves d’un réseau ne sont pas suffisamment établies, il aurait été nécessaire au moins de se pencher sur les victimes qui apparaissent dans ce fichier de la honte. Ces enfants ne sont pas que de simples photographies. Ils existent et il faut les retrouver afin de savoir s’ils sont toujours en vie et le cas échéant de les tirer de cet enfer. Heureusement cette affaire a permis de débloquer une coopération entre états et de donner du crédit et des fonds à des associations comme celle de Morkhoven pour lutter contre la pédopornographie. Car aujourd’hui on estime les retombées de ce marché de l’horreur à plusieurs milliards de dollars rien qu’aux Etats-Unis. Il serait vraiment temps de s’attaquer à cette infamie.

 

 

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